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Article Deliver · 2026-07-31 · Charlotte Rodrigues

Pourquoi mes emails Brevo arrivent en spam

Réponse courte. À notre avis, un email Brevo part en spam le plus souvent pour l'une de ces cinq raisons : authentification DNS incomplète (SPF, DKIM ou DMARC absents ou mal alignés sur votre domaine d'envoi), réputation d'IP partagée dégradée, base mal nettoyée qui envoie un signal de désintérêt aux fournisseurs de messagerie, contenu qui déclenche les filtres, ou réglage Brevo spécifique mal configuré. Diagnostiquez dans cet ordre, qui est notre méthode de contrôle.

Une campagne part, le taux d'ouverture s'effondre, et les retours clients confirment ce que vous redoutiez : l'email est en Spam, pas en Primary. À notre avis, retoucher le copy ou l'objet du prochain envoi suffit rarement : le problème se joue côté délivrabilité, et il se corrige en suivant un ordre précis.

Ce guide suit un arbre de diagnostic : cinq vérifications, à suivre dans l'ordre. Chaque section indique quoi contrôler et où le contrôler dans Brevo.

1. L'arbre de diagnostic en un coup d'œil

Avant de creuser chaque cause, identifiez votre symptôme dans ce tableau. Il vous dirige directement vers l'étape à traiter en premier.

Symptôme observé Cause la plus probable Premier réflexe
Tous les emails, même aux clients fidèles, finissent en Spam Authentification DNS absente ou cassée Vérifiez l'authentification du domaine dans Brevo > Paramètres > Expéditeurs, domaines et IP > Domaines
Bon placement chez Gmail, mauvais chez Outlook (ou l'inverse) Alignement DMARC ou réputation spécifique à un fournisseur Inspectez les en-têtes de messages de test reçus chez chaque fournisseur
Le placement se dégrade progressivement sur plusieurs semaines Réputation d'IP ou de domaine en baisse (engagement, plaintes) Consultez Google Postmaster Tools et le taux de plainte dans Brevo
Une seule campagne part en spam, les autres non Contenu de cette campagne (liens, ratio texte/image) Testez la campagne sur des adresses témoins avant le prochain envoi
Domaine ou IP explicitement listé sur une blacklist Blocklistage confirmé (liste d'un FAI ou d'une solution anti-spam) Voir Blacklist email : diagnostic et sortie en 48h

Si vous ne savez pas par où commencer, commencez par l'authentification. C'est la fondation : à notre avis, les autres vérifications ont peu de sens sur un domaine d'envoi mal authentifié.

2. Étape 1 : authentification, domaine dédié ou domaine partagé Brevo

À notre avis, un domaine d'envoi mal authentifié, ou pas authentifié du tout, est la première chose à écarter, avant même la réputation ou le contenu.

Le domaine racine. Brevo indique que le domaine d'envoi peut être un domaine racine ou un sous-domaine. À notre avis, envoyer depuis contact@votredomaine.com sans sous-domaine dédié expose votre domaine principal à toute dégradation de réputation email, y compris pour vos emails transactionnels. La solution que nous recommandons consiste à créer un sous-domaine dédié aux envois marketing (mail.votredomaine.com ou news.votredomaine.com), sur lequel vous authentifiez le domaine. La configuration complète étape par étape est détaillée dans SPF, DKIM, DMARC : la configuration DNS complète.

Vérifiez l'authentification dans Brevo. Allez dans Paramètres > Expéditeurs, domaines et IP > Domaines. La documentation Brevo liste trois enregistrements pour authentifier un domaine, et Brevo indique sur la page Expéditeurs une coche verte pour la signature DKIM et la politique DMARC, un avertissement orange signalant une authentification incorrecte :

Brevo précise que les enregistrements SPF et MX ne sont pas nécessaires pour authentifier un domaine et qu'ils sont fournis uniquement avec une IP dédiée. Si votre domaine porte un SPF pour d'autres outils d'envoi, Brevo indique qu'un domaine ne peut avoir qu'un seul enregistrement SPF : fusionnez les mécanismes dans le même enregistrement.

Diagnostic express. Si vous n'êtes pas certain que votre domaine soit correctement authentifié, envoyez un email de test à une adresse Gmail personnelle et inspectez l'en-tête complet du message. Les résultats DKIM et DMARC doivent afficher "pass". À notre avis, un échec sur l'un des deux peut expliquer un placement en Spam.

3. Étape 2 : réputation IP partagée vs IP dédiée

Si l'authentification est propre et que le problème persiste, la réputation de l'IP d'envoi est le suspect suivant.

Brevo envoie par défaut depuis des IPs partagées. Cette IP est utilisée par plusieurs organisations. Selon la documentation Brevo, si les emails d'une organisation reçoivent des plaintes, la réputation de l'IP peut en pâtir, et Brevo indique surveiller de près les campagnes envoyées depuis ses IPs partagées. La même page précise que la réputation de domaine de chaque organisation reste séparée : si votre propre domaine envoie sans discipline (volume erratique, base non nettoyée), c'est votre réputation de domaine, distincte de l'IP, qui se dégrade.

La montée en volume. Brevo recommande d'augmenter le volume graduellement, surtout après une pause, et Google conseille d'éviter les pics soudains de volume quand on n'a pas d'historique d'envois importants. À notre avis, un domaine nouveau ou une reprise d'envoi après une longue pause doit donc monter en volume progressivement, quelle que soit la réputation de l'IP partagée.

IP dédiée : seulement si le volume le justifie. Selon Brevo, l'IP dédiée s'achète en add-on sur les offres Professional et Entreprise (une IP dédiée est incluse dans l'offre Entreprise), et Brevo la recommande à partir de trois campagnes par semaine vers 3 000 contacts ou plus, ou de plus de 100 000 emails par mois. Avec une IP dédiée, votre réputation dépend uniquement de vos propres envois. Une IP dédiée neuve démarre avec une réputation neutre et doit elle aussi être chauffée : sur l'offre Professional, le warm-up automatique augmente le volume de l'IP dédiée de 20 % à chaque jour d'envoi. À notre avis, elle ne corrige rien si le problème se trouve dans l'authentification ou la liste.

4. Étape 3 : hygiène de liste et signaux d'engagement

Si l'authentification et l'IP sont propres, la documentation Brevo indique que la qualité de la liste est le premier facteur qui détermine si vos emails atteignent la boîte de réception.

L'engagement. Brevo explique que l'envoi à des contacts non engagés abîme la réputation d'expéditeur, et que des taux d'ouverture et de clic élevés indiquent aux fournisseurs de messagerie que vos emails sont attendus. À notre avis, une base qui accumule des contacts inactifs dégrade ce ratio, même si votre contenu est pertinent pour les contacts actifs.

Les seuils à connaître. Dans ses règles d'expédition, Google demande de garder le taux de spam mesuré dans Postmaster Tools sous 0,3 %, recommande de rester sous 0,10 % et d'éviter d'atteindre 0,30 % ou plus, et indique qu'un taux de spam élevé conduit à un classement plus fréquent en spam. Brevo indique qu'un taux de hard bounce supérieur à 2 %, un taux de désinscription supérieur à 1 % ou un taux de plainte supérieur à 0,2 % peut entraîner la suspension du compte ou de vos campagnes.

Corrigez dans cet ordre :

  1. Excluez les adresses en hard bounce (Brevo les blockliste automatiquement, mais vérifiez qu'aucune tentative de réenvoi manuel ne les réintègre).
  2. À notre avis, examinez les adresses génériques (info@, contact@, admin@) avant de les inclure : elles sont souvent partagées.
  3. Brevo recommande d'exclure de vos campagnes principales les contacts sans engagement depuis trois à six mois et de les traiter dans un flux de réengagement. À notre avis, un flow de sunset (par exemple à 180 jours d'inactivité) évite qu'ils ne dégradent votre engagement global.
  4. Si votre base n'a pas été gérée depuis longtemps, lancez à notre avis une campagne de reconfirmation ciblée sur les inactifs avant de reprendre des envois de volume.

La méthodologie complète, avec les segments à construire et la fréquence de nettoyage recommandée, est couverte dans List hygiene : nettoyer sa base sans tuer sa deliverability.

5. Étape 4 : contenu et structure de l'email

À notre avis, le contenu est rarement la cause principale d'un placement en Spam récurrent, mais il peut aggraver un problème déjà présent, ou expliquer qu'une seule campagne parte en spam quand les autres passent.

Ce qui compte, selon la documentation Brevo et notre pratique :

Aucun de ces éléments ne répare une authentification cassée ou une base mal nettoyée. Traitez-les après les étapes 1 à 3, pas à leur place.

6. Étape 5 : réglages Brevo spécifiques à vérifier

Une fois l'authentification, la réputation d'IP, l'hygiène de liste et le contenu contrôlés, passez en revue les réglages propres à Brevo qui influencent directement le placement.

Le détail complet des sept réglages à valider avant un premier envoi, avec les protocoles de warmup et les seuils à surveiller, est couvert dans Brevo deliverability : 7 réglages avant le premier envoi.

7. Si vous êtes déjà blacklisté

Si un outil externe de scan de blocklists (la documentation Brevo cite MXToolbox) ou les messages de soft bounce de vos rapports de campagne confirment que votre IP ou votre domaine figure sur une liste, identifiez et corrigez la cause avant de demander la sortie : Brevo précise qu'il n'existe pas de procédure de retrait universelle, que seul le propriétaire de l'IP ou du domaine peut la demander et que le retrait n'est pas garanti. Cette page Brevo s'adresse aux utilisateurs d'une IP dédiée ; sur une IP partagée, Brevo invite à contacter son support. La procédure complète, liste par liste, est détaillée dans Blacklist email : diagnostic et sortie en 48h.

Ce que Deliver corrige en premier sur un audit Brevo

À notre avis, le problème initial se situe souvent dans les deux premières étapes de cet arbre : authentification incomplète ou réputation dégradée par une montée en volume trop brusque. Le contenu et les réglages fins ne viennent qu'après. Notre agence Brevo audite le DNS, la liste et les réglages pour identifier la cause exacte plutôt que de deviner.

Vos emails Brevo continuent d'atterrir en spam malgré vos réglages ? Un expert en identifie la cause exacte en 30 minutes lors d'un audit Brevo, gratuit et sans engagement.

FAQ

Combien de temps faut-il pour que mes emails Brevo reviennent en boîte principale ?

Cela dépend de la cause. Brevo indique que la propagation DNS d'une authentification corrigée peut prendre jusqu'à 48 heures. Google précise que l'amélioration d'un taux de spam peut prendre du temps à se refléter dans le classement. À notre avis, un problème de réputation dégradée par de mauvais engagements se corrige par un volume réduit, une audience recentrée sur les plus engagés, puis une expansion progressive, sans délai que nous puissions garantir.

Mes emails partent en Promotions chez Gmail, est-ce la même chose que le Spam ?

Non. Brevo indique que l'onglet Promotions n'est pas un dossier de spam : vos contacts peuvent toujours interagir avec l'email. Le signal d'alarme est un email qui atterrit dans le dossier Spam ou qui est rejeté. Brevo précise aussi n'avoir aucun contrôle sur le placement de vos emails dans Gmail (source). Ne confondez pas les deux diagnostics : ils appellent des corrections différentes.

Faut-il une IP dédiée Brevo pour sortir du spam ?

À notre avis, pas dans la majorité des cas. Brevo recommande une IP dédiée à partir de trois campagnes par semaine vers 3 000 contacts ou plus, ou de plus de 100 000 emails par mois, et indique que les IPs partagées conviennent aux envois peu fréquents ou de faible volume. Une IP dédiée ne corrige ni un problème d'authentification ni une liste mal nettoyée.

Brevo peut-il limiter mes envois si mon taux de plainte est trop élevé ?

Oui. Brevo indique qu'un taux de plainte supérieur à 0,2 % peut entraîner la suspension de votre compte ou de vos campagnes, et Google indique qu'un taux de spam élevé conduit à un classement plus fréquent en spam. À notre avis, la meilleure prévention est d'éviter d'envoyer à une liste froide non engagée.

Dois-je changer d'ESP si mes emails Brevo partent en spam ?

À notre avis, rarement. Changer d'outil ne corrige pas une authentification mal configurée ni une base mal nettoyée : le problème réapparaît ailleurs. Diagnostiquez d'abord les cinq étapes de cet arbre. Une migration n'a de sens que si vous identifiez une limite structurelle propre à Brevo, pas comme réaction à un incident ponctuel.


→ Réserver un diagnostic délivrabilité Brevo

Pour aller plus loin


Charlotte Rodrigues, CRM Lead chez Deliver.

Provenance et vérification

Contrôle du 2026-11-03, textes bruts rouverts et lus (API publique du centre d'aide Brevo, Gmail Help). Brevo : authentification (code Brevo TXT, DKIM 1 TXT ou 2 CNAME, DMARC TXT, SPF et MX non requis hors IP dédiée, coche verte sur la page Expéditeurs, 48 heures), fusion SPF (un seul enregistrement par domaine), exigences Gmail, Yahoo, Microsoft (remplacement de l'adresse d'expéditeur), bonnes pratiques (qualité de la liste, exclusion à trois à six mois, raccourcisseurs d'URL, seuils de suspension 2 pour cent hard bounce, 1 pour cent désinscription, 0,2 pour cent plainte), configuration du domaine (racine ou sous-domaine, sous-domaine de marque), IP partagée et dédiée (offres, seuils de recommandation, surveillance des IP partagées), warm-up automatique (+20 pour cent par jour), score de délivrabilité, FAQ blocklist (IP dédiée, pas de procédure universelle), onglet Promotions. Google : spam sous 0,3 pour cent, recommandation sous 0,10 pour cent, pics de volume à éviter. Retirés car illisibles sur une source officielle : l'outil Brevo Inbox Placement, le plan Business Plus, la durée de 6 à 8 semaines, le taux d'ouverture sous 5 pour cent, le délai de 4 à 8 semaines, l'adresse spf.sendinblue.com et la promesse de refus systématique des demandes de delist. Le seuil d'inactivité de 180 jours et les consignes de sunset sont signalés comme notre pratique.

Sources contrôlées le
Relu par
Claude (relecture IA contre-vérification des faits sur la documentation officielle Brevo et Google, rouvertes le 2026-11-03)
Assistance IA
Oui
Sources
  1. help.brevo.com/hc/fr/articles/12163873383186-Authentifier-votre-domaine-dans-Brevo-code-Brevo-enregistrement-DKIM-enregistrement-DMARC
  2. help.brevo.com/hc/fr/articles/4414335084434-Fusionner-des-enregistrements-SPF
  3. help.brevo.com/hc/en-us/articles/14925263522578-Comply-with-Gmail-Yahoo-and-Microsoft-s-requirements-for-email-senders
  4. help.brevo.com/hc/en-us/articles/360020418259-Best-practices-for-email-deliverability
  5. help.brevo.com/hc/en-us/articles/35852083084178-Domain-setup-for-better-email-deliverability
  6. help.brevo.com/hc/en-us/articles/209466865-Differences-between-a-shared-IP-and-a-dedicated-IP
  7. help.brevo.com/hc/en-us/articles/33359225915154-Warm-up-your-dedicated-IP-automatic-warm-up
  8. help.brevo.com/hc/en-us/articles/30678193344402-Understanding-your-deliverability-score-in-the-Deliverability-center
  9. help.brevo.com/hc/en-us/articles/8847188389650-FAQs-Why-is-my-IP-address-or-domain-blocklisted
  10. help.brevo.com/hc/en-us/articles/360018460340-Why-do-emails-get-delivered-to-Gmail-s-Promotions-tab
  11. support.google.com/a/answer/81126?hl=en
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Charlotte Rodrigues · CRM Lead, Deliver. Une question sur cet article ? charlotte@agence-deliver.com

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